Le Sénat bolivien impose à l’exécutif un «bien contre la faim»

Le Sénat bolivien impose à l’exécutif un «bien contre la faim»

13/08/2020 Non Par Simonne

La Pau, 12 août (EFE) .- Le Sénat bolivien a approuvé ce mercredi une prime «anti-faim» d’environ 143 dollars au titre de l’aide sociale pour la pandémie COVID-19, malgré les ordres du gouvernement intérimaire pour passer une mesure similaire qui a été paralysée.

La prestation sociale approuvée par une majorité du Mouvement pour le socialisme (MAS), par Evo Morales, est pour “les plus de 18 ans qui ne reçoivent aucun revenu du secteur public ou privé”, a-t-il dit. Expliquez aux médias le président par intérim du Sénat, Milton Baron.

Le législateur a mentionné que le cautionnement apportera à la population au chômage une aide «énorme», car il estime qu’elle atteint «la majorité» de la population, d’environ onze millions et demi d’habitants.



Barón a fait valoir que la source de financement de ce paiement était “absolument garantie”, bien qu’il n’ait pas précisé de quoi il s’agissait.

Le législateur est mêlé depuis plusieurs semaines à un différend avec l’exécutif par intérim de la présidente par intérim, Jeanine Áñez, pour l’approbation de prêts tels qu’un Fonds monétaire international (FMI) d’environ 327 millions de dollars, destinés notamment à l’assistance sociale. et renforcer le système de santé face à la pandémie.

Certains membres du MAS ont dénoncé que ce crédit s’accompagnait de conditions sur l’économie du pays, tandis que l’exécutif par intérim accusait ce parti de bloquer l’initiative contre le bien de la population.

Áñez a annoncé le 19 juillet la remise de la «bonne santé» d’environ 72 $, à condition que les parlementaires du MAS cèdent la place à l’autorisation de crédits d’organisations internationales.

Cependant, peu de temps après, le candidat à la présidence de la Bolivie par le MAS, Luis Arce, a offert le «bien contre la faim», qui consiste en un montant qui double la proposition du président par intérim, soutenant- dans la plupart des législateurs de son parti au Parlement.

Áñez a consacré une grande partie de son discours du 6 août, date de l’indépendance de la Bolivie, à réprimander la législature pour son refus d’approuver la mesure au milieu de la pandémie.



Le gouvernement intérimaire avait déjà remis il y a quelques mois plusieurs bons au profit des personnes âgées, des femmes enceintes et des écoliers, financés avec le soutien d’agences telles que la Banque mondiale et le Fonds monétaire international, pour remédier à l’arrêt causé par la quarantaine rigide dans le pays par COVID-19.

Le pays est en quarantaine depuis fin mars pour lutter contre la pandémie, avec de sérieuses restrictions affectant l’activité économique et que le gouvernement intérimaire cherche à atténuer avec une série de plans de soutien à différents secteurs, comme celui qui fournit environ 2,228 milliards dollars pour préserver l’environnement de trois millions d’emplois et en générer d’autres. EFE